
Quand Paris s’égare en Chalosse : secrets de gîte et parfums de campagne
Réprésentation théâtrale de Lous Gamardes à Goos le 22 Février 2026


Sous le ciel de Chalosse, des rires semés comme des graines 🌾✨
Dimanche 22 février, l’après-midi avait cette lumière douce des campagnes landaises, celle qui enveloppe les maisons et donne aux conversations un parfum de simplicité. C’est dans le chaleureux Foyer rural de Goos, au cœur de la Chalosse, que notre troupe a levé le rideau devant un public clairsemé… mais d’une chaleur rare, de celles qui donnent du courage aux comédiens et des ailes aux répliques.
Il y a des salles pleines qui impressionnent, et des salles plus modestes qui vibrent. Ce dimanche-là, chaque rire comptait double. Chaque silence avait du poids. On sentait une écoute attentive, généreuse, presque complice. La campagne sait offrir cela : une présence vraie, sans fioritures.
Une comédie aux accents de terroir et de mystère
Notre pièce nous entraîne dans la rencontre savoureuse entre deux mondes. D’un côté, Jessie et Gabriel, couple de Parisiens débarquant avec leurs valises — et sans doute quelques illusions — à la recherche d’un séjour au vert. De l’autre, leurs hôtes, Lucienne et Alphonse, figures rurales hautes en couleur, propriétaires d’un gîte pour le moins… singulier.
Et puis il y a Églantine. Étrange, insaisissable, presque connectée à la sève des arbres et aux secrets des chemins. Elle observe, elle sait, ou du moins elle semble savoir.
Très vite, le repos champêtre promis prend des allures de jeu de dupes. Les Parisiens sont-ils réellement venus pour respirer l’air pur et savourer la lenteur rurale ? Ou poursuivent-ils un objectif plus discret, que Lucienne et Alphonse auraient déjà percé à jour ?
La tension comique naît de cette ambiguïté. Les situations se décalent, les certitudes vacillent, et les masques tombent… ou se fissurent. Car à la campagne, on ne parle pas toujours beaucoup, mais on voit tout.
Entre rires et clins d’œil
Le public, bien que peu nombreux, s’est laissé emporter par les quiproquos, les maladresses citadines, les réparties savoureuses de nos hôtes et l’aura singulière d’Églantine. Les rires fusaient, francs, spontanés. Et l’on sentait cette reconnaissance silencieuse : celle d’un public qui se retrouve dans les situations, qui reconnaît un voisin, un cousin, peut-être même un petit bout de lui-même.
La campagne profonde n’est pas qu’un décor. Elle devient un personnage à part entière : exigeante, déroutante, mais terriblement authentique. Elle révèle les intentions cachées, met à l’épreuve les ambitions et rappelle, avec malice, que l’on ne s’improvise pas enfant du terroir en un week-end.
Un après-midi précieux
Jouer au cœur de la Chalosse, dans un lieu aussi accueillant que le foyer rural de Goos, c’est renouer avec l’essence même du théâtre amateur : la proximité, le partage, la joie simple de raconter des histoires ensemble.
Alors oui, le public était clairsemé. Mais il était vibrant. Et parfois, quelques regards attentifs valent toutes les foules du monde.
Le théâtre, après tout, n’est pas une question de quantité. C’est une question de présence. Et ce dimanche 22 février, elle était là, indéniablement.



