Saint-Valentin au Café Scène : quand le Gîte de Lucienne et Alphonse ouvre ses volets sur l’amour… et les secrets

Représentation Théâtrale du 14 Février au Café Scène de Montfort en Chalosse par Lous Gamardes

Le samedi 14 février au soir, pendant que certains offraient des roses, d’autres ont choisi d’offrir leur rire.
La troupe Lous Gamardes a posé ses décors et ses accents au Café Scène, au cœur de Montfort-en-Chalosse, pour une représentation de "Confiture et pâté de blaireau" pleine de chaleur et de malice.

Ils étaient 58 spectateurs, serrés dans cette ambiance intime et complice, à pousser la porte du fameux Gîte de Lulu et Alphonse. Et quelle porte… Une porte qui grince un peu, certes, mais qui s’ouvre grand sur un univers rural, savoureux, délicieusement imprévisible.

Car au gîte, on n’accueille pas que des valises.
On accueille des intentions.

Ce soir-là, un couple de Parisiens est venu chercher l’air pur et le calme de la campagne. Enfin… officiellement. À leurs côtés, une femme un peu perchée, flottant entre lucidité troublante et douce extravagance. Et puis, ce personnage mystérieux, qui semble en savoir long — beaucoup trop long — sur ce qui se trame réellement.

Face à eux, Lulu et Alphonse. Hôtes enracinés, terriens jusqu’au bout des bottes, hospitaliers mais jamais naïfs. À la campagne, on observe. On écoute. On comprend vite. Les silences parlent autant que les mots, et les regards disent parfois ce que les visiteurs tentent de dissimuler.

Dans cette comédie aux accents rustiques, les rires ont fusé, francs et généreux. La proximité du Café Scène rend chaque respiration perceptible, chaque réaction contagieuse. Jouer dans un tel écrin, un soir de Saint-Valentin, c’est un privilège : on sent la salle vibrer, on sent la connivence naître, on sent que le théâtre redevient ce qu’il est profondément — un moment partagé, presque confidentiel.

Il y avait de l’amour ce soir-là.
L’amour du jeu.
L’amour des mots.
L’amour d’un public présent, attentif, complice.

Avec cette représentation, Lous Gamardes a une nouvelle fois prouvé que le théâtre n’a pas besoin de grand apparat pour être grand. Il lui suffit d’une histoire bien menée, de personnages hauts en couleur, et d’un public prêt à embarquer.

Le Gîte de Lulu et Alphonse a refermé ses volets pour la nuit.
Mais les éclats de rire, eux, résonnent encore dans les mémoires.

Et c’est peut-être cela, le plus beau des cadeaux de Saint-Valentin : un souvenir vivant, partagé, profondément humain.