Théâtre, crêpes et chanson cazérienne : un après-midi comme on les aime dans le Tursan

Représentation théâtrale de Lous Gamardes à Cazérès-sur-l'Adour du 1er Février 2026

🍯À l’ombre de l’Adour, le théâtre a parlé patois du cœur

Le Dimanche 1er février, le village de Cazérès-sur-l’Adour, au cœur du Tursan, a vibré d’une énergie particulière. Une de celles qui sentent bon la campagne vivante, la convivialité sans chichis et les histoires racontées à hauteur d’humain. C’est dans une salle colorée et atypique, presque hors du temps, que la troupe Lous Gamardes a posé ses tréteaux pour jouer la savoureuse pièce « Confiture et pâté de blaireau » de Jean‑Pierre Mourice, une comédie d’une heure et demie aussi rustique que jubilatoire.

🎭 Une campagne qui ne se joue pas… mais qui se vit

Face à près de 60 spectateurs, attentifs, souriants, déjà complices avant même le lever de rideau, la pièce a déroulé son intrigue avec un plaisir contagieux. Le décor, haut en couleurs, plantait d’emblée le cadre : ici, la campagne n’est pas un décor de carte postale, mais un territoire vivant, imprévisible, parfois déroutant… souvent désopilant.

L’histoire nous entraîne à la rencontre d’un couple de Parisiens en quête de calme – du moins en apparence – et d’une femme étrange, presque insaisissable, qui vont découvrir la campagne profonde et surtout ses habitants. Des hôtes pour le moins surprenants, attachants, déroutants, et qui semblent en savoir bien plus long qu’ils n’en ont l’air.

Sont-ils venus se reposer ? Fuir quelque chose ? Chercher autre chose que le chant des oiseaux et le silence des champs ? Une chose est sûre : les propriétaires, eux, savent. Et la campagne, comme souvent, ne livre jamais ses secrets sans y mettre son grain de sel… ou de blaireau.

🌾 Rires francs, silences habités et public conquis

Tout au long de la représentation, le public est resté captif, suspendu aux dialogues, aux silences, aux situations cocasses et aux personnages hauts en couleur. Les rires ont fusé, mais toujours avec cette écoute rare qui fait les belles soirées de théâtre : celle où l’on sent que la salle respire au même rythme que la scène.

L’entracte, fidèle à l’esprit du lieu, a prolongé la magie autour de crêpes et de boissons maison, partagées simplement, comme on le ferait un dimanche à la ferme. Un moment de pause chaleureux, où spectateurs et comédiens, sans encore se mêler, partageaient déjà la même humeur joyeuse.

🎶 Une fin en chanson, comme une évidence

Et puis il y eut la fin. Les applaudissements, longs, sincères. Les sourires larges. Et ce moment rare où le théâtre déborde de la scène : le public est reparti en chantant, entonnant la chanson cazérienne, typique et locale, comme un clin d’œil collectif à cette campagne qui rassemble et qui fait du lien.

Les comédiens de Lous Gamardes sont ensuite descendus de scène pour partager quelques instants avec le public : échanges, rires, anecdotes, regards complices. Le théâtre retrouvait alors sa fonction la plus ancienne : celle de rassembler.

❤️ Un après-midi comme on les aime

Cette représentation du 1er février restera comme un après-midi chaleureux, bon vivant, sincère, où le théâtre amateur montre toute sa force : raconter des histoires proches des gens, avec générosité, humour et humanité.

À Cazérès-sur-l’Adour, ce jour-là, il n’y avait pas que de la confiture et du pâté de blaireau. Il y avait surtout du partage, de la joie, et cette certitude simple et précieuse : quand la campagne monte sur scène, elle a toujours quelque chose à dire… et beaucoup à offrir.